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![]() | VIII. UNE FLAGRANTE INCOMPETENCE GENERALISEE ! Cette situation regrettable est due non seulement à un manque de respect à l’égard de ces objets mais surtout à un manque de compétence dans un domaine, il est vrai, particulièrement vaste et complexe. En effet, pour connaître le bronze doré, il faut « sentir » l’objet et, pour y arriver, il faut avoir « manipulé » et « disséqué » des centaines de bronzes pendant de très nombreuses années en les démontant complètement (avec la plus grande minutie) à l’occasion, par exemple, de nettoyages dûment dosés : ceci explique que les experts véritablement compétents en la matière sont rarissimes. Dès lors, il n’est pas étonnant de rencontrer couramment – même à l’occasion de ventes publiques dites « de prestige » ou dans des foires réputées d’antiquaires – des objets en bronze doré (ou redoré) annoncés d’époque « XVIIIe siècle » alors qu’ils datent carrément du siècle suivant. Il est vrai qu’il ne s’agit pas toujours d’erreurs involontaires, la plupart des grandes ventes internationales aux enchères étant particulièrement « préparées » (pour ne pas dire « montées » de concert avec les « grands » marchands) à l’heure actuelle où l’objet de réelle qualité se fait tellement rare. | ![]() |