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![]() | V. CRITERES ESSENTIELS DE QUALITE DU BRONZE : FONTE, CISELURE ET DORURE Sans une qualité parfaite de fonte (au sable) du métal (principalement du cuivre coulé dans un moule d’après un modèle souvent en plâtre), la ciselure et la dorure ne peuvent être exceptionnelles : les trois se tiennent ! Un surmoulage implique une fonte plus lourde et plus épaisse (avec un léger rétrécissement du métal, par rapport aux dimensions originales du modèle , dû à sa rétraction lors du refroidissement). La dorure « d’or moulu » est la plus belle des dorures au feu : le bronze, après avoir été déroché (dégraissé à l’eau forte avec un grateau) était recouvert d’un amalgame d’or et de mercure (vif-argent), lequel mercure se volatilisait en vapeurs très nocives (surtout pour le système nerveux) tandis que l’or moulu pénétrait dans les pores du métal dilaté au contact des braises du feu vif. Pour des bronzes de qualité, on répétait plusieurs fois l’opération afin d’obtenir une dorure éclatante et très épaisse (l’épaisseur d’un ongle) – surtout au Ier Empire – digne de l’extrême finesse des ciselures. Précisons aussi que la dorure « à l’or en feuilles» - fréquente sur les parties brunies, car moins coûteuse – était plus vulnérable. | ![]() |